Parti QuébécoisPierre Curzi, Borduas
Porte-parole de l'opposition officielle en matière d'Éducation primaire et secondaire
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de Langue

QUESTION DU 11 JUIN 2010



L'état du français au Québec inquiète tous les citoyens. À l'évidence,le grand Montréal s'anglicise et cette anglicisation-là de la moitié de la population aura inévitablement des effets sur l'autre moitié de la population.

Le Parti libéral a combattu la loi 101 en 1977, mais, après 30 ans, il a dû reconnaître et célébrer ces effets positifs au point qu'il a protégé cette loi en 2002, en votant, à l'unanimité, en faveur de la loi n° 104. Il y a trois semaines encore, le Parti libéral votait, à l'unanimité,une motion qui interdisait spécifiquement le droit d'acheter l'anglicisation de ses enfants et de sa descendance.

Si le premier ministre a pu traiter l'ex-chef de l'ADQ de «tête mobile» peut lui-même se qualifier de «derviche tourneur ». Cette danse du déni de l'évidence ébranle la primauté du français au Québec.

Comment la ministre de l'Éducation, elle, a-t-elle accepté consciemment de plonger le Québec dans l'arbitraire et le subjectif et dans les affres du cas par cas?

Comment la ministre de la Justice, elle, va-t-elle gérer les nombreuses et inévitables poursuites que cette loi va susciter? Comment va-t-elle faire pour que nous échappions au joug de la Cour suprême et que nous reprenions en main notre langue et notre destin?