Pierre Curzi a été président de l’Union des artistes durant près de dix ans, organisation à l’image du dynamisme du Parti Québécois et du mouvement souverainiste. Le comédien, qui a tourné dans plus de 40 films – dont le Déclin de l’empire américain et Les invasions barbares de Denys Arcand – et joué dans au moins autant de pièces de théâtre.
Au cours de ses années de syndicalisme, il a mené une campagne vigoureuse pour une ratification d'un traité de l'Unesco en faveur de la diversité culturelle. « La diversité culturelle est un droit fondamental de l’humanité et les États doivent en assurer la sauvegarde et la promotion.»
En 1998, il devient coprésident de la Coalition pour la diversité culturelle.
En mars 2003, il est nommé Chevalier de L’Ordre de la Pléiade, destiné à reconnaître les mérites éminents de personnalités qui se sont particulièrement distinguées en servant les idéaux de coopération et d'amitié de la Francophonie.
En 2004, il est élu président du conseil d’administration du Fonds d’investissement de la culture et des communications et vice-président de la Fédération internationale des acteurs.
De 2004 à 2007, il occupe la vice-présidence de l'Association internationale des acteurs.
En mars 2006, il reçoit le prix Camille Laurin, attribué par l'Office québécois de la langue française à une personne qui, au cours de sa carrière et dans sa vie quotidienne, défend le français et en fait la promotion.
En septembre 2006, il annonce sa retraite de la scène et sa démission à titre de président de l'Union des artistes.
À la fin de janvier 2007, il affirme vouloir donner une nouvelle dimension à son engagement citoyen. Il se présente à (et remporte) l’investiture de la circonscription qu’il habite depuis de nombreuses années, la circonscription de Borduas et devient candidat officiel pour le Parti Québécois. En février de la même année, il reçoit un Jutra hommage pour l’ensemble de sa carrière et annonce officiellement lors d’un discours rempli d’émotion son engagement politique.
Le 26 mars 2007, il remporte les élections et devient député de la circonscription de Borduas.
Le 08 décembre 2008, il remporte de nouveau les élections générales dans Borduas et devient porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Éducation primaire et secondaire ainsi que porte-parole de l’opposition officielle en matière de Langue, tout en assurant la vice-présidence de la Commission de l'éducation depuis le 15 janvier 2009.



